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Maladie de Crohn

Ce que vous devez savoir

Beaucoup de questions se posent à la suite d’un diagnostic de maladie de Crohn. Vous trouverez les réponses à certaines d’entre elles dans le texte ci-dessous et dans les sections liées.

Qu’est-ce que la maladie de Crohn ?

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI), qui évolue par poussées et qui peut s’étendre dans tout l’appareil digestif. Ainsi, des sections malades d’intestin alternent souvent avec des sections saines. D’autres organes ou régions corporelles peuvent aussi être touchés.

La maladie peut survenir à tout âge. Elle touche le plus souvent de jeunes adultes âgés de 20 à 30 ans. En Suisse, 3 personnes sur 1 000 souffrent de la maladie de Crohn. Les études montrent que l’apparition de la maladie de Crohn est de plus en plus fréquente, particulièrement chez les jeunes adultes.

Quelles sont les conséquences pour moi ?

L’inflammation dans le corps est toujours présente, même si vous ne la ressentez pas. On ne peut pas prévoir comment, ni si, ni quand, elle se manifeste. La maladie de Crohn peut apparaître sous des formes bien différentes : elle peut évoluer de manière bénigne avec des symptômes rares, mais elle peut aussi évoluer avec des symptômes fréquents et graves. Une caractéristique typique est l’alternance entre poussées à forte activité inflammatoire et phases de repos ou de rémission. Cependant, la maladie peut aussi persister longtemps ou ne se manifester que rarement. Jusqu’à présent, on ne peut pas la guérir.

 

Quelle est l’incidence de la maladie de Crohn ? aller à >>

Quelles sont les causes de la maladie de Crohn ?

Jusqu’à présent, on ne sait pas vraiment ce qui déclenche la maladie de Crohn. Actuellement, les scientifiques supposent que plusieurs facteurs doivent être réunis pour que la maladie se déclare. Comme causes (outre les éventuelles causes encore inconnues) citons, par exemple, les influences environnementales, un déséquilibre que la flore intestinale (dysbiose), un dysfonctionnement de la barrière de la muqueuse intestinale et du système immunitaire, des prédispositions héréditaires, du stress et une alimentation inadaptée.

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Facteurs de risque des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

Facteurs de risque des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI)
Facteurs de risque des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI)

La maladie de Crohn est-elle transmissible ?

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin sont plus fréquentes dans certaines familles. Jusqu’à présent, environ 200 gènes de risque montrant des modifications sur certains locus y sont associés. Des études portant sur des jumeaux ont démontré que l’importance des prédispositions héréditaires par rapport aux facteurs environnementaux est supérieure dans le cas de la maladie de Crohn en comparaison avec la rectocolite hémorragique.

Les gènes de risque jouent surtout un rôle dans l’interaction entre les microbes et l’intestin. Certains influencent le système immunitaire et pourraient favoriser la réaction immunitaire excessive. Pour d’autres, on suppose qu’ils provoquent une production accrue de médiateurs inflammatoires dans le corps, ce qui serait à l’origine des processus inflammatoires dans l’intestin. D’autres modifications génétiques, toujours, empêchent la muqueuse intestinale de produire suffisamment de protéines protectrices.

Des déclencheurs génétiques individuels ne sont à ce jour pas connus. Les prédispositions génétiques, lorsqu’elles sont combinées à d’autres facteurs de risque, augmentent probablement le risque de maladie de Crohn, sans toutefois être une condition impérative.

Le stress est-il un déclencheur de la maladie de Crohn ?

Des études ont montré que le stress et l’anxiété ainsi que les problèmes psychiques n’entrent pas en ligne de compte comme déclencheur unique de la maladie de Crohn. On suppose néanmoins que ces facteurs pourraient favoriser l’apparition des poussées aiguës. Les personnes très stressées, notamment à cause de leur travail, subissent plus fréquemment des poussées de la maladie que celles qui veillent à avoir un style de vie détendu et équilibré.

Une première mesure à adopter pour réduire le stress consiste à organiser un emploi du temps structuré et ponctué de pauses en quantité suffisante. Vous pouvez aussi réduire le stress, et donc le risque d’apparitions de poussées, en pratiquant régulièrement des activités de détente. Le yoga ou le training autogène conviennent par exemple parfaitement, mais le vélo (sauf en cas de fistules périanales, la marche ou la natation aident également de nombreuses personnes à se détendre. Les techniques de relaxation ont aussi des effets positifs contre les douleurs abdominales.

À l’inverse, la maladie de Crohn, à l’instar de nombreuses autres maladies chroniques, peut représenter une source de stress et vous affecter sur le plan psychique. Dans ce cas, l’anxiété, l’agitation et la dépression sont des anomalies psychiques typiques qu’il convient de reconnaître et de traiter comme maladie concomitante (comorbidité) de la MICI dans la pratique médicale.

Quelle est l’influence du tabagisme sur la maladie de Crohn ?

Dans le cas de la maladie de Crohn, le tabagisme est reconnu comme un facteur de risque majeur de déclenchement et d’évolution aggravée de la maladie. Le tabagisme est en outre un facteur de risque de cancers, de maladies cardio-vasculaires et de maladies respiratoires graves bien connu.

La maladie de Crohn a-t-elle un lien avec l’alimentation ?

La maladie de Crohn est plus répandue dans certaines régions du monde que dans d’autres, tout comme les intolérances alimentaires, par exemple. Dans le domaine de la science, des recherches sont menées pour savoir si certains aliments contribuent à l’apparition de la maladie. Ce sujet est aussi discuté. Les soupçons se portent, entre autres, sur les aliments industriels qui contiennent des glucides isolés et des graisses hydrogénées.
 
Chez les patients souffrant d’une autre allergie alimentaire, éviter les produits alimentaires allergènes permet d’atténuer les symptômes de la maladie de Crohn. Une alimentation saine et équilibrée ((lien vers 4.2)) contribue également au soulagement des symptômes, sans parler des avantages qu’elle représente pour la santé en général. Mais le plus important est que vous essayiez vous-même ce qui vous convient et ce qui ne vous convient pas.

 

Que se passe-t-il dans le corps dans le cas de la maladie de Crohn ?

Chez les personnes atteintes de la maladie de Crohn, le fonctionnement de la barrière de la muqueuse intestinale n’est plus entièrement assuré. Par conséquent, des bactéries et d’autres corps étrangers peuvent pénétrer depuis l’intestin dans la paroi intestinale et y déclencher une réaction de défense inflammatoire du système immunitaire.

L’inflammation peut survenir partout dans l’appareil digestif. Elle est le plus souvent localisée au niveau de la valvule iléo-cæcale : la dernière section de l’intestin grêle (iléon) débouche ici dans le cæcum, qui forme à son tour la première partie du gros intestin (côlon). C’est la raison pour laquelle les douleurs ressenties dans la partie droite du bas ventre sont un symptôme typique de la maladie de Crohn.

L’inflammation touche toutes les couches de la paroi intestinale, qui s’épaissit à mesure que la maladie progresse. Une caractéristique typique de la maladie de Crohn est une apparition segmentaire le long du tube digestif : sections malades et saines de l’intestin s’alternent. La coloscopie ou n’importe quel processus d’imagerie laisse souvent apparaître le « relief pavimenteux » typique dans le gros intestin dû aux rétrécissements.

Le système gastro-intestinal et l’infestation souvent segmentaire dans le cas de la maladie de Crohn : les sections saines alternent avec les sections malades. Une zone typiquement touchée est le passage de l’intestin grêle au gros intestin.
Le système gastro-intestinal et l’infestation souvent segmentaire dans le cas de la maladie de Crohn : les sections saines alternent avec les sections malades. Une zone typiquement touchée est le passage de l’intestin grêle au gros intestin.
Dans la maladie de Crohn, l'inflammation touche toutes les couches de la paroi intestinale.
Dans la maladie de Crohn, l'inflammation touche toutes les couches de la paroi intestinale.

Quels sont les symptômes de la maladie de Crohn ?

Le tableau clinique de la maladie de Crohn peut varier considérablement et des symptômes complètement différents peuvent apparaître. Tandis que chez certains patients la maladie peut évoluer de manière bénigne et ne causer que de rares symptômes, chez d’autres, elle peut se manifester par des symptômes plus fréquents et aggravés.

Les symptômes typiques de la maladie de Crohn sont :

  • des douleurs abdominales et de fortes diarrhées (souvent les premiers signes),
  • des nausées récurrentes et un ventre gonflé douloureux,
  • une perte de poids non voulue et un manque d’appétit,
  • des changements dans la région anale ou génitale.

Les douleurs abdominales sont généralement très violentes et parfois spasmodiques. En règle générale, elles se font ressentir dans la partie droite du bas ventre. C’est ici, dans la zone de passage entre l’intestin grêle et le gros intestin, que se trouve la section d’intestin la plus souvent touchée par la maladie de Crohn (valvule iléo-cæcale).

Les diarrhées peuvent être aqueuses à visqueuses et peuvent durer plusieurs semaines. Elles s’accompagnent parfois de fièvre. La présence de sang dans les selles ne permet pas d’établir un diagnostic de maladie de Crohn et cela est beaucoup moins fréquent que dans le cas de la rectocolite hémorragique.

Les nausées et le ventre gonflé peuvent être le signe de troubles des mouvements gastro-intestinaux, qui, dans le cas de la maladie de Crohn, peuvent survenir en raison des rétrécissements (sténoses) qui apparaissent souvent dans l’intestin. Des douleurs et des ballonnements se manifestent lorsque l’intestin se dilate. Les patients souffrent aussi souvent de nausées.
 
Cependant, les nausées ou les ballonnements sont aussi des symptômes caractéristiques d’un intestin irritable, que le médecin peut considérer comme une alternative possible (diagnostic différentiel) lors de son examen. Qu’est qu’un intestin irritable ?
 
Les processus inflammatoires de la maladie de Crohn modifient les structures tissulaires et les glandes intestinales. La conséquence : la fonction digestive de l’intestin est limitée. Celui-ci a d’ailleurs des difficultés à absorber tous les éléments importants contenus dans les aliments. Les conséquences possibles sont une perte de poids non voulue et un manque d’appétit qui peuvent aller jusqu’à des carences et une sous-alimentation. De plus, des diarrhées accompagnées de saignements peuvent provoquer une anémie sur une longue période.

Des petites fissures douloureuses sur la muqueuse ou des fistules sont des modifications possibles au niveau de l’anus ou dans la région génitale qui peuvent indiquer une maladie de Crohn. Le tableau clinique suggère également des hémorroïdes.

Tous ces signes ne sont pas seulement typiques de la maladie de Crohn, mais aussi d’autres maladies. C’est pourquoi des examens complets comprenant processus d’imagerie et coloscopie sont nécessaires afin d’assurer le bon diagnostic (diagnostic différentiel).

Comment la maladie de Crohn évolue-t-elle ?

Le changement intermittent entre phases à symptômes forts (poussées) et phases à activité faible ou latente de la maladie (rémissions) est une caractéristique typique de l’évolution de la maladie. Lors d’une poussée, l’activité inflammatoire est en général particulièrement forte, lors de la rémission, elle diminue. La maladie peut aussi s’atténuer pendant une longue période ou ne se manifester que très rarement.

À savoir : l’inflammation dans le corps est toujours présente de manière « chronique », même si vous ne la ressentez pas. Les intervalles sans récidives ne signifient malheureusement pas une guérison complète. Aucun traitement médical ne le permet encore et pourtant, des médicaments permettent d’endiguer l’inflammation et de prolonger ainsi les phases sans symptômes.

Spécificités et complications de la maladie de Crohn :

En particulier au début, la maladie ne se présente pas sous une forme spécifique, de sorte qu’il n’est pas possible de détecter une MICI ou une maladie de Crohn au premier coup d’oeil. De plus, les circonstances suivantes peuvent compliquer l’établissement rapide d’un diagnostic :

  • la maladie évolue par poussées, ce qui entraîne des symptômes incohérents.
  • les premiers signes de la maladie de Crohn ressemblent parfois aux symptômes d’une irritation aiguë du cæcum, d’une diarrhée du voyageur (tourista) ou d’une maladie rhumatismale, dans la mesure où des organes autres que l’intestin peuvent être touchés, les articulations, par.ex.
  • il est possible que la maladie de Crohn se manifeste d’abord uniquement sous forme d’abcès anaux ou de fistules.

Contrairement à la rectocolite hémorragique, dans le cas de la maladie de Crohn, l’inflammation s’étire sur toutes les couches de la paroi intestinale. Elle va de l’intérieur (vers l’intestin) vers l’extérieur (vers l’abdomen environnant) :

  • muqueuse intestinale, y compris une mince couche de tissu conjonctif (sous muqueuse),
  • musculature longitudinale et circulaire de la paroi intestinale,
  • couche enrobante du tissu conjonctif.

En raison des processus d’inflammation, il existe un risque d’adhérences dans l’intestin qui peuvent entraîner différentes complications au fur et à mesure que la maladie progresse :

  • rétrécissements inflammatoires ou couturés (sténoses),
  • abcès,
  • fistules,
  • constipation
  • occlusion intestinale (dans de rares cas compliqués).

Quels organes peuvent être touchés par la maladie de Crohn ?

La principale zone de manifestation, c’est-à-dire l’endroit dans lequel la maladie de Crohn apparaît le plus fréquemment, est l’intestin. Cependant, outre le reste de l’appareil digestif, d’autres organes et zones du corps situés en dehors du canal intestinal peuvent être affectés (manifestations extra-intestinales). C’est pourquoi les examens médicaux réguliers sont extrêmement importants.

Des inflammations cutanées, douleurs dans les genoux ou chevilles ou une fatigue chronique (syndrome de fatigue chronique) font également partie du spectre de symptômes possibles de la maladie de Crohn.

Les organes et systèmes organiques suivants situés en dehors du tractus gastro-intestinal peuvent être concernés :

  • peau,
  • yeux,
  • reins,
  • articulations,
  • système nerveux,
  • poumons,
  • foie,
  • voies biliaires,
  • pancréas.

Organes et systèmes organiques touchés

Signalez immédiatement toute altération constatée sur votre peau, au niveau des yeux ou des articulations, par ex., à votre médecin traitant. D’une part, les signes cliniques des maladies concomitantes peuvent se superposer aux symptômes de la maladie principale. D’autre part, des ajustements thérapeutiques ou des mesures supplémentaires peuvent être nécessaires.

Les enfants et adolescents présentent-ils les mêmes symptômes que les adultes ?

Chez les enfants et les adolescents, l’inflammation intestinale se manifeste souvent différemment par rapport aux adultes. Ainsi, tous les patients touchés ne présentent pas les symptômes caractéristiques, comme les douleurs abdominales ou les diarrhées. Les premiers signes d’une maladie de Crohn chez de très jeunes patients peuvent être une perte de poids et des retards de croissance.

 

Comment diagnostique-t-on une maladie de Crohn ?

Le spécialiste du diagnostic et du traitement de la maladie de Crohn s’appelle un gastroentérologue. Celui-ci est doté de compétences spécifiques en MICI.

Après la consultation, il procède à une palpation de l’abdomen. Des douleurs dues à la pression ou des durcissements au niveau de la partie droite du bas ventre peuvent être les premiers signes de la maladie de Crohn. La région anale est examinée pour voir si elle présente ou non des fissures ou fistules.

En plus de l’examen physique, un échantillon de sang et de selles est généralement envoyé dans un laboratoire pour y être examiné. Les résultats suivants permettent d’établir le diagnostic d’une MICI ou de la maladie de Crohn :

  • dans le sang :
    • paramètres inflammatoires élevés : protéine C réactive (CRP), nombre de globules blancs (leucocytes) et vitesse de sédimentation (VS);
    • anémie;
    • carences nutritionnelles (en particulier acide folique, vitamine D et B12);
  • dans les selles :
    • taux élevé de calprotectine fécale.

Si la suspicion d’une MICI ou de la maladie de Crohn se confirme, une échographie est généralement effectuée pour vérifier si la paroi intestinale s’est épaissie. En cas de questions spécifiques, d’autres processus d’imagerie, comme l’imagerie par résonance magnétique (IRM), sont utilisés, par exemple, en cas de diagnostic incertain ou pour examiner d’autres zones difficilement accessibles du tractus gastro-intestinal.

Le diagnostic est généralement confirmé par une exploration visuelle (endoscopie) de l’intestin ou des sections de l’appareil digestif concernées et auxquelles l’endoscope peut accéder. Le médecin peut ainsi inspecter directement la muqueuse intestinale et détecter les modifications caractéristiques de la maladie de Crohn. Il prélève également des échantillons de tissus pour les examiner au microscope.

Quel est le pronostic en cas de maladie de Crohn ?

Jusqu’à présent, la maladie de Crohn ne peut être guérie complètement. Cependant, chez la grande majorité des patients, un traitement approprié permet de remplir le premier objectif thérapeutique, à savoir, une amélioration nette et durable de la qualité de vie. Avec un traitement optimal, l’espérance de vie se situe dans la même fourchette que celle des personnes en bonne santé.

Comment traite-t-on la maladie de Crohn ?

Outre d’autres mesures thérapeutiques, il existe différents médicaments efficaces permettant de contenir les diarrhées, d’atténuer l’inflammation et d’arrêter la réaction immunitaire excessive. Lors du choix et de l’utilisation des médicaments, une distinction est faite entre le traitement des symptômes aigus survenant lors des poussées (induction de rémission ou traitement des poussées) et la prolongation des phases sans symptômes (maintien de rémission ou traitement de maintien ou de longue durée). Sans traitement, il faut s’attendre à des rechutes fréquentes (récidives) et des complications.

En raison du fort stress psychique qu’elle peut provoquer, la maladie de Crohn peut aussi entraîner des effets secondaires psychologiques. Si vous sentez que la maladie de Crohn vous pèse, il est conseillé de faire appel à un psychothérapeute ou à un coach afin de trouver de meilleures stratégies de gestion de la maladie.

Au bout de plusieurs années, une opération est nécessaire chez la majorité des patients atteints de la maladie de Crohn en vue de traiter les complications, comme les difformités, abcès ou fistules, ou les tumeurs.

La maladie de Crohn entraîne-t-elle un risque plus élevé de cancer colorectal ?

Oui, l’inflammation chronique augmente le risque de cancer colorectal. Ce risque peut être réduit grâce à des traitements adaptés qui contrôlent l’inflammation et à des coloscopies régulières grâce auxquelles le médecin peut dépister les signes précurseurs d’un cancer et les éliminer.

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